Notre weekend à Beyla

Ca y est, cela fait un an que nous sommes en Guinée. Du chemin parcouru depuis notre atterrissage à Conakry, attendant désespérément le chauffeur qui tardait… Nous sommes maintenant plus à l’aise, pour entamer cette nouvelle année, qui s’annonce différente de la première.

Nous continuons notre découverte de la région, avec le weekend dernier la ville de Beyla. Située à environ 2h de N’Zérékoré, sur une route goudronnée parfaite (un vrai luxe), nous avons dû passer par Gouecké. Un hasard a voulu que nous arrivions dans cette ville le même jour qu’un événement, dont nous n’étions pas au courant. La route était remplie de monde, et même bloquée, ce qui nous a forcés à nous arrêter sur le bas-côté, en attendant que le cortège passe. Telle ne fut pas notre surprise de voir marcher à quelques mètres de nous le président de la Guinée, Alpha Condé, en visite pour l’inauguration d’un centre de santé. La présence de l’hélicoptère aurait dû nous mettre la puce à l’oreille. La prochaine fois qu’on le verra, on lui demandera s’il peut nous le prêter gracieusement pour éviter la route entre Conakry et N’Zérékoré.

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Fêter ses 25 ans en Guinée, c’est pas tous les jours !

Qui dit événement spécial, dit… coiffure spéciale ! Je me suis donc laissée convaincre et je me suis fait tresser. Un peu occupée au travail ces dernières semaines, je n’avais pas pris le temps de me renseigner. Mon anniversaire était le jeudi, et le mardi, j’en parle à Odile, un peu déçue de laisser passer l’occasion ! Pas de problème, elle gère ça « à la guinéenne », me rappelle le soir-même pour me dire qu’elle a trouvé une dame de la chorale qui peut venir à domicile le lendemain après-midi. Le mercredi, je rentre du travail à 13h, retrouve mon amie Odile à 14h pour filer au marché acheter des mèches (deux paquets !) et on revient bien vite à la maison retrouver Mme Romaine, la coiffeuse. Elle est venue accompagnée de deux jeunes filles, pour aller « vite vite ». Finalement, ça a quand même pris 4 heures (avec de temps en temps l’aide d’Odile), j’ose imaginer si elle n’avait pas pu aller « vite vite ».

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Une formation pour commencer l’année

Bonjour à tous ! Cela fait quelques temps que nous n’avons pas écrit d’article, désolés ! Nous avons repris nos travails respectifs, tranquillement. Certains se plaignaient de ne pas savoir ce qu’on faisait comme travail : voici un bon exemple : nous avons entamé la mise en place d’une méthode de gestion des écoles.

Cela est parti de discussions avec le responsable de Mélanie, l’abbé Jean-Marie, directeur de l’enseignement catholique, qui souhaitait assurer un meilleur suivi de la gestion des 24 établissements scolaires catholiques du diocèse. Nous avons commencé début août, enthousiastes, un fichier Excel facile à utiliser à transmettre à chaque gestionnaire, avant que l’on apprenne que faute de moyens, aucun gestionnaire n’a d’ordinateur.

Les rapports de l’année scolaire 2016-2017 reçus au début du mois de septembre ont montré qu’un meilleur suivi était indispensable : dans certains rapports, des incohérences, des erreurs de calcul sur les soldes rendaient difficiles la compréhension du fonctionnement des écoles. Nous avons donc réfléchi, avec Mélanie, à des méthodes simples à mettre en œuvre pour pouvoir donner un cadre commun à tous les gestionnaires, avec pour objectif plus de méthode et de rigueur dans leur gestion.

En quelques mots, cela consiste à tenir à jour un journal de dépenses, un autre de frais de scolarité et un journal du compte en banque, le tout agrémenté de reçus « recettes » et reçus « dépenses » (les justificatifs sont difficiles à avoir en Guinée, les moto-taxi ne se baladant pas avec leur petit carnet de reçus, vous l’imaginez bien). Reste à leur faire adopter des bons réflexes : lors d’une dépense, remplir un reçu à faire signer par le destinataire, tenir à jour le journal, et enfin donner l’argent. Enfin, chaque journal sera envoyé tous les trimestres pour être recopié informatiquement par les secrétaires de la direction, et ainsi avoir une vision d’ensemble des établissements, et identifier les gros postes de dépenses.

Nous avons donc été chargés de mener une formation sur ce thème, qui a eu lieu vendredi dernier. Comble du luxe, nous avions même à disposition un rétroprojecteur. La formation a débuté à 9h par un mot d’introduction du directeur donnant un peu de légitimité à notre proposition (ce que je craignais un peu : « pourquoi deux blancs viendraient m’expliquer mon travail ? »). Ensuite, nous avons exposé notre travail. Notre auditoire était attentif et a posé un certain nombre de questions, pour pouvoir appliquer au mieux notre proposition, et évidemment nous parler des cas que l’on n’avait pas envisagés. Comment comptabiliser les faux billets détectés à la banque ? Que faire quand un parent voulait récupérer les frais de scolarité après un déménagement ?

Les deux conseillers pédagogiques de la direction étaient également avec nous pour donner un peu d’autorité et insister sur le respect de la méthode, les mettant en garde de la prochaine visite d’  « inspection » de Mélanie et peut-être de moi…

Interrompue par le repas de midi – un très bon riz au gras – la formation s’est terminée sur des petits exercices et jeux de rôles : parent d’élève, je venais déposer les frais de scolarité de mon fils. Que faire ? Cela a permis aux gestionnaires d’être rassurés devant un cas quasi-concret, puisqu’ils devaient appliquer la méthode dès leur retour !

Nous espérons donc avoir été compris, tout le monde n’étant pas habitué à notre étrange accent de blanc, et verrons si cette méthode sera bien appliquée lors de la prochaine tournée d’inspection. En définitive, nous avons essayé d’enseigner une certaine rigueur, chaque dépense doit être enregistrée et accompagnée d’un reçu signé, le solde de la caisse doit être vérifié régulièrement. Tous les gestionnaires n’ayant pas reçu une formation dans ce sens, nous espérons avoir aidé à appliquer une méthode simple d’utilisation, pour que le directeur ait une vision transparente de la gestion de ses écoles !

Notre première année en images

Après 3 semaines de vacances en France, nous vous écrivons aujourd’hui de Conakry où nous attendons patiemment, depuis bientôt une semaine, que les conditions soient réunies pour que l’on puisse rentrer à N’Zérékoré.

Ces vacances furent bénéfiques, bien que denses, nous avons pu revoir près de 35 personnes parmi nos familles et amis, et nous avons bien profité de nos retrouvailles avec la gastronomie française. J’avais perdu environ 7 kilos durant cette première année en Guinée, j’ai réussi à en reprendre 5. Il faut dire que les raclettes, fondues, barbecues et autres croziflettes ont bien aidé. Pas de regret, nous avons fait nos provisions pour repartir pour un an ! Encore merci à tous de nous avoir si bien reçus !

En attendant nos futurs articles, voici une petite vidéo que nous avons concoctée sur quelques aspects de cette première année : images de notre quotidien, de nos amis, de la Guinée en général. Bien que longue, beaucoup de choses sont cachées, donc, petit jeu, vous devez apercevoir :

  • La maman qui met son bébé « au dos »
  • La pancarte « Orange Money – Dépôt retrait »
  • Le jeune homme qui prend sa brouette pour une trottinette
  • Un petit pont

Le gagnant recevra un pagne pour faire une nappe ou des vêtements sous une durée indéterminée.

A bientôt pour de nouveaux articles

Flash info

J’espère que vous vous réjouirez autant que nous de cette nouvelle : nous serons de retour du 8 au 29 août en France pour nos congés ! Nous avons décidé de fuir la saison des pluies pour retrouver le soleil normand, espérons qu’il sera au rendez-vous.

Pour vous faire patienter, on partage avec vous la newsletter de France Volontaires Guinée, car on parle de nous (héhé) ! Vous pourrez donc découvrir une interview ainsi qu’un article sur l’espace volontariat mobile que l’on avait organisé en avril avec France Volontaires. Mais qui sont ces deux toubabous imposteurs en photo (soirée de départ d’Anna) sur la newsletter ?